AQUANDES

UNE FAMILLE EN AMERIQUE DU SUD

CARNET DE ROUTE 2

 

Trajet

Voyager

 

Par Laurent

Dimanche 26 mars. Après un mois passé chez Papy et Mamy à terminer d’arrache pied notre préparation, nous sommes fin prêt pour le départ ; du moins le pensons-nous. Au moment de démarrer Enzo, rien. Les batteries d’Enzo sont plates et nous devons chercher après un autre camion pour pouvoir démarrer

 

Lundi matin, démarrage laborieux d’Enzo. Une batterie est défectueuse, nous décidons de la remplacer à Governador Valadares prochaine grande ville sur notre parcours. Après s’être rendu chez plusieurs marchand de batteries, il faut se rendre à l’évidence : notre modèle de batteries n’existe pas ici. Il faut donc remplacer les 2 batteries et modifier leurs supports. Nous passerons donc toute l’après-midi et la soirée devant le marchand de batteries ; le temps qu’ils modifient le support. Ce fût une après-midi passionnante !!! Ils nous avaient garantis qu’ils prenaient la carte Visa ; évidemment à 20h au moment de payer, il s’avère que leur terminal s’obstine à refuser notre Visa Internationale. C’est à contrecœur que nous utiliserons nos dollars.

 

Mardi soir arrivée à Diamantina. Cette petite ville accrochée aux montagnes était le berceau de l’exploitation du diamant. Perchée 1600 mètres d’altitude dans en environnement minéral, elle étale sa splendeur passée à travers son architecture coloniale flamboyante. Nous y passons deux jours avant de reprendre la route pour Brasilia, première grande étape de notre périple.

 

Le site ou l’on a construit la ville de Brasilia a été choisi pour son climat tropical sec… nous avons dû y arriver pendant la semaine de pluie annuelle. Le lac artificiel et les plans d’eau présents devant les bâtiments officiels sont conçus pour augmenter le taux d’humidité à un niveau confortable. Nous avons quand même pu profiter de très beaux passages ensoleillés entre les averses.

Le centre politique, administratif et commercial, s’étale le long du gigantesque « axe monumental », le reste de la ville s’étirant de part et d’autre. Autour, tout est agencé logiquement : zones résidentielles, industrielles, militaires et une kyrielles de centres sportifs. La conception urbanistique, centrée sur l’automobile est surprenante d’efficacité. Il n’y a pas de carrefours, que des ronds-points et des échangeurs. En contre partie la ville est impraticable à pied. En camion ce n’est pas facile non plus ; nous avons du faire demi tour au milieu d’un échangeur à cause d’un pont trop bas.

Sur la station « posto Colorado », nous faisons notre première rencontre de voyage. Deux couples de brésiliens qui se rendent à Fortaleza avec un autocar aménagé en motor-home. Nous sympathisons autour d’un verre de Cachaça et ils nous invitent à passer chez eux, à Curitiba. 

Dimanche 9 avril, nous reprenons la route : direction Cuiabá et le Pantanal. Nous traversons une région agricole. Les champs de maïs et de canne à sucre s’étirent sur des kilomètres et le trafic de poids lourds est plus dense. Ils transportent les céréales de leurs énormes hangars de stockage vers le reste du pays. Nous croisons quelques convois exceptionnels transportant les moissonneuses batteuses d’un champ à l’autre. Nous croisons un panneau nous invitant à contrôler nos freins avant la descente à venir, et, soudain, nous nous retrouvons en haut d’une falaise, face à la dépression du Pantanal. Le paysage est grandiose et la descente interminable ; nous passons de 900m d’altitude à 400m.

A une centaine de kilomètres de Cuiabá, nous quittons la nationale pour une zone touristique équipée de campings. Notre ôte nous invite à nous garer à coté de la piscine. Apres ces deux jours de route, l’appel de l’eau claire est irrésistible. Le lendemain, nous partons à la découverte de la rivière, qui, de petites cascades en rapides, crée des piscines naturelles à l’eau limpide.

A Cuiaba, nous nous rendons à une agence spécialisée dans les excursions au Pantanal. La saison des pluies vient de terminer et la route est encore, en grande partie, inondée. Seul un établissement est ouvert et il dispose d’une aire de camping ; nous réservons pour le week-end. La pousada Piuval ressemble à un îlot au milieu des pâturages immergés. Outre quelques Cuiabains, nous y croisons des espagnols, des autrichiens, des français et Jarno, un hollandais avec qui nous lions connaissance. Le premier soir, nous partons en camion à la découverte de la faune nocturne. Le guide attrape un jeune jacaré et le fait circuler parmi les touristes. Plus loin, alors que nous traversons des sections encore immergées de la transpantaneira, nous dérangeons des capibaras, des buffles et des jacaré alanguis sur la piste. Nous parvenons même à apercevoir une variété locale de renard. Le lendemain, nous partons pour une promenade en barque. Le chemin d’accès est tellement érodé par l’eau, que notre guide est obligé de rouler à moitié dans le marais. Cela nous vaudra un plantage au retour. En sillonnant la zone inondée avec notre guide nous découvrons un environnement exceptionnel de richesses et de beauté. Notre séjour à Piuval se termine, le dimanche de Pâques, avec une chasse aux œufs surprise. 

De retour à Cuiaba, nous nous rendons chez le concessionnaire IVECO pour une intervention sur l’échappement d’Enzo. Nous tenons à les remercier pour leur dévouement et leur professionnalisme. Nous prenons aussi nos renseignements à la poste pour que papy puisse nous envoyer le séparateur de charge de batteries tant attendu.

Apres toutes ces démarches, décidons de passer le week-end à « Chapada dos Guimarães ». C’est un parc national situé sur la zone de fracture de l’effondrement géologique qui a donné naissance à la plaine du Pantanal. Nous lions connaissance avec les agents du par cet avec un groupe d’universitaires. Nous y découvrons aussi de petits insectes dont les piqûres provoquent des démangeaisons persistantes ; un vrai bonheur.

 

Par Véro

Santé en voyage : 


-Comment choisi-t-on un médecin ? On s’arrête devant le premier hôpital à l’allure correcte et où on sait stationner Enzo. Je prends le premier gynéco et échographiste disponibles. Les compétences médicales : ni pire, ni mieux qu’en Belgique. A Cuiaba, j’ai vu les deux spécialistes le jour même. Il suffit d’expliquer qu’on est itinérant et qu’on paie cash.


-Troubles digestifs : Seuls Xavier et Laurent les ont expérimentés
-J’ai enfin trouvé u livre de médecine tropicale. A mon grand étonnement, le prix des livres scientifiques au Brésil est semblable au prix belge… exorbitant

Sommeil et voyage : 

Nous ne nous réveillons pas tous les matins face à un paysage paradisiaque. On peut dire qu’une nuit sur dix, l’endroit de stationnement est magique. Le reste du temps nous nous arrêtons dans une station service pour camions. Elles sont gigantesques et nombreuses car, au Brésil, tout se transporte par camion. Elles ont l’avantage d’être sécurisées et de pouvoir s’y réapprovisionner en diesel, eau, nourriture… Le désavantage : être réveillé au lever du soleil par les camionneurs qui reprennent la route.

 

Voyage et nostalgie :


A plusieurs reprises, des brésiliens nous ont demandé si le « pays » ne nous manquait pas. Hé bien ? Pas vraiment.
-La maison ne nous manque pas. Quoique un bon fauteuil pour la soirée… 
-La famille et les amis : si on devait passer un week-end en Belgique…

Samedi    petit déjeuner    chocolat chaud (maison) et croissants chez Philippe et Bélinda
Samedi    apéritif    Zakouskis chez Guy et Jacqueline
Samedi    dîner    Coq au vin chez Jean-Marc et Murielle
Samedi    goûter    Gâteaux divers chez Jacques et Astrid
Samedi    souper    Chicons au gratin avec Marc et Jean-Michel
Samedi    soirée    Dégustation de vins chez Hugues et Eu Jin
Dimanche    petit déjeuner    Cougnous de la Mignardise et café Chez Marino et Charlie
Dimanche    apéritif    Cidre et jus de pomme chez Cécile et André
Dimanche    dîner    Repas gastronomique chez le papa de Laurent
Dimanche    goûter    Léger… quelques dates tunisiennes de Catherine
Dimanche    souper    Un petit barbecue chez Julie

…même ici on peut rêver.

 

Par Xavier

Il y a déjà plusieurs semaines, nous étions à Brasilia, une ville construite par Oscar Niemeyer, un architecte brésilien. Là, on a visité la cathédrale, le parlement, la place des trois pouvoirs. Nous y sommes restés quelques jours. Nous nous sommes baignés dans le lac artificiel autour duquel Brasilia est construite. Pour y aller, nous sommes passés sur un viaduc à trois arches croisées ; il est très joli. Dans cette grande ville, il y avait un grand parc avec une grande plaine de jeux. Apres, nous sommes partis pour Cuiaba, surnommée la capitale du Pantanal. C’est une ville qui n’est pas intéressante pour le touriste. Nous y sommes restés deux jours et puis nous sommes partis trois jours dans la pousada Piuval, dans le Pantanal. Le soir de notre arrivée, on a fait une promenade nocturne en camion local. Nous avons vu des jacaré (= crocodile), des capibaras (hamster géant), des buffles, … A la pousada, il y avait une grande piscine dans laquelle nous sommes allés nager. Il y avait plusieurs excursions à faire dont une en barque et une à pied. Pour la promenade en barque, nous avons dû monter tout d’abord dans un 4X4. Au retour, le 4X4 s’est planté à moitié dans le marais dans lequel il y avait des jacaré. Le tracteur est venu nous tirer. Pendant la promenade, j’ai vu : un martin pécheur, des rapaces mangeurs d’escargots, plusieurs variétés de fleurs et de nénuphars, des oiseaux de la famille des hérons qui mangent des crevettes… A la pousada, j’ai vu un jacaré sauter hors de l’eau, à deux mètres de moi, pour attraper un cafezinho (oiseau). Ce fut extraordinaire et je m’en souviendrai toute ma vie. Plus tard nous avons fait la marche pendant laquelle nous avons pu observer des rongeurs et toucher un tatou. On aussi vu des singes et leur nourriture. 
Le lendemain, nous avons rencontré des français et un hollandais. C’était sympa.
Ensuite, nous sommes revenus à Cuiaba ou nous avons acheté notre GSM. On a plein de problèmes pour le faire fonctionner car on n’est pas brésiliens.


Nous sommes allés dans un camping près de Chapada dos Guimarães. Nous avons pu voir une chute d’eau de 86m de haut : le voile de la mariée. J’ai nagé dans une rivière sous une chute d’eau. On a marché et observé les montagnes. J’ai découvert qu’avant, ici, c’était une mer et le dessus des montagnes était les dunes. Le camping se trouvait, en fait, au fond de l’ancienne mer. Nous avons également visité la cité de pierre près de Chapada dos Guimarães. Elle était juste au dessus et au bord de la falaise. Au loin on voyait la ville de Cuiaba. Heureusement on avait quatre roues motrices car c’est une route sablonneuse pour se rendre à la cité de pierre. Lundi 24 avril, nous avons participé à une journée des enfants qui avait pour thème le recyclage. On a fait de la peinture et on a jonglé avec de vrais jongleurs. Leur matériel était fabriqué avec des bouteilles recyclées.

 

Par Sébastien

A Brasilia on a eu un voisin qui avait un bus camping-car à coté de nous. On a vu des bâtiments de Niemeyer qui ressortaient de l’eau. Dans le Pantanal, j’ai vu un jacaré qui s’appelait zico. J’ai vu des tatou et plein d’oiseaux. J’ai vu des œufs et un bébé jacaré. Il y en avait 520 qui partaient à la ferme. Là on a fait de la barque. Près de Cuiaba, je suis allé nager dans des rivières pas profondes

 

Par Gaëtan

Dans le Pantanal, j’ai vu des tatous. Il y en avait un qui faisait caca ; ça m’a fait rire. Je l’ai touché (pas le caca, le tatou !). J’ai vu des jacaré, des beaux oiseaux et des buffles. Ce sont des espèces de vaches qui vivent dans l’eau. J’ai nagé tout plein dans la piscine. Avec le camion on a dormi au milieu des vaches et des chevaux parce que le camping était encore rempli d’eau. Pour aller faire la promenade en barque, on a d’abord pris un 4X4 Toyota et on est resté planté, à moitié noyé dans le marais des jacarés. J’aurais préféré être avec le Range Rover de papa. Je me suis baigné dans des rivières près de Cuiaba, c’est génial.

 

Photos